mardi 10 mai 2011
ouali sidi lakhdar benkhlouf
d'aprés BELKACEM BELHADJ
Au nom de allah , clément et miséricordieux. Louange à allah qui a distingué l’homme des autres créatures par la raison, qui lui a ouvert les portes de la connaissance, permis de différencier le bien du mal, d’avoir des sentiments et des pensées que seuls les mots peuvent traduire et rendre effectifs. Que la paix soit avec le plus éloquent de tous les temps, Mohamed (QSSL) le messager de allah qui nous a transmis le Coran avec sa rhétorique et ses jugements; séparant l’interdit du permis. Que La bénédiction soit sur ses compagnons généreux et les proches de sa famille et tous ceux qui l’ont suivi glorifiant sa mémoire et préservant l’islam. Nous nous sommes basés pour l’accomplissement de ce travail sur la seule source authentique qui soit, les poèmes dont nous avons tiré des informations témoignant de la vie du saint Sidi Lakhdar Ben Khelouf. Je prie tous ceux qui parcourront cette tentative de biographie, d’en pardonner les lacunes ; la perfection étant à allah Dédicace : A tous ceux qui croient à la sincérité du verbe et du noble sentiment, A tous ceux que l’amour de Dieu et sa connaissance ont réuni, A tous ceux qui sont épris d’amour pour leurs prochains, A tous ceux qui ont emprunté le chemin suivi par les saints. : Le verbe, ce mot majestueux ! Qu’est-ce donc que le verbe ? Pauvre est celui qui en est démuni même s’il possède tous les trésors du monde, riche est celui qui en possède les bienfaits dusse t-il être la plus pauvre créature sur terre. Le verbe est une lueur qui illumine l’univers. C’est le fil qui sépare le réel de l’irréel et l’existence du néant. Ses lettres se lisent dans les nuages, sous l’eau et dans les airs, pénétrant dans les profondeurs des âmes. Le verbe est un tapis volant voyageant à travers les temps et les époques…Gloire à son Créateur et à celui qui en détient le pouvoir. Que la paix soit avec l’homme le plus éloquent de tous les arabes, Mohamed Ibn Abdallah (QSSSL), messager de Dieu, qui a dit justement : « De tous les arabes, je suis le plus éloquent bien que mon père soit de quoraïch ». Cela est pure vérité puisque Dieu l’assure aussi dans le verset suivant : «Votre compagnon ne s’égare point ni n’est séduit par l’erreur. Ses propos ne procèdent pas de sa propre inspiration. C’est uniquement révélation inspirée. »[1] Le miracle était son verbe grâce auquel il défia l’éloquence arabe et celle des plus grands de ce monde. Dieu le tout puissant a choisi le plus grand et le plus glorieux de ses prophètes, Mohamed que la paix soit avec lui. Il l’a doté de l’un des plus importants miracles…celui de l’éloquence et de la parole divine citée et conservée dans le Livre Sacré : le Coran qui demeurera le guide de l’humanité par excellence et pour l’éternité. Ces révélations ont donné un souffle nouveau, une vision nouvelle de l’écriture et ont préparé le terrain à des générations de poètes qui se sont succédés à travers les temps, à l’exemple de: Cheikh Sidi Lakhdar Ben Khelouf, le poète soufi et homme de guerre connu. Ainsi Sidi Lakhdar s’est consacré à écrire des poèmes sur le prophète et c’est pour cette raison qu’il a mérité le titre de : « Laudateur du prophète ». Au nom de allah clément, et miséricordieux « Il est, parmi les croyants, des hommes qui, ont été fidèles au pacte qu’ils avaient conclu avec allah . Certains d’entre eux ont accompli déjà leur destin ; d’autres attendent leur tour sans avoir rien changé à leurs convictions. » [2] Sidi Lakhdar Ben Khelouf est parmi ceux qui ont marqué de leurs noms l’histoire d’une encre bénite qui s’illumine davantage avec le temps et sur des feuilles qui deviennent de plus en plus éclatantes. C’est un homme pourvu de nobles qualités. Les vertus qui étaient les siennes sont à l’image de celles des anciens, érudits et des théologiens qui ont eu le souci de répandre la religion de allah Sidi Lakhdar Ben Khelouf s’est vite distingué avec éclat pour son amour du prophète. Cela est évident dans poésies. Nous avons pu en ressentir le souffle en lisant les poèmes écrits depuis son plus jeune âge. قبل وجوب الصوم بك ربي بلاني كيف بلا حسان في محبة السعادة والحزب اللي رضى نذكره في لساني وهوايا في الناس ما لهم فيه فايدة سر الله جلاب ليه قواد دعاني ودليلي في القلب ما لي فيه رايدة Ton amour s’est emparé de moi et de mon cœur très jeune… Et le message divin, que tu as apporté, je l’ai appris et le connais par cœur… Ainsi est la volonté de allah et le secret d’Allah qui a semé cet amour dans mon cœur et mon âme… Nombreux sont les poèmes qui décrivent sa passion et son amour sans limite pour le prophète Mohamed (QSSSL). Alors qu’il avait quarante ans, son voeu fût exaucé. Le prophète lui apparu dans des moments de grande méditation et d’extase. يكفيني صدقي ونية لخضركيف يكون خاطي تسعة وتسعين رؤية والعاطي مازال يعطي Ma sincérité et ma bonne foi me suffissent, comment voulez vous que Lakhal soit pêcheur Quatre vingt dix neuf visions, et les dons du seigneur n’ont guère cessé Il dit aussi : ويحق ويصح بأني مداح المبرور تاج الأنبيا المرسل بعض من الحاسدين شهدوا شهادة زور يشتموا بن خلوف لكحل أنا في الأرض والسما شقيت بحور من يشتمني آش يعمل Il est vrai que je suis celui qui loue le pieux, dernier des prophètes, envoyé d’Allah Et les envieux ont dit des mensonges insultant Lakehal Ben Khelouf J’ai parcouru, sans en rien ignorer, et la terre et les cieux Celui qui m’injure, sait-il ce qu’il fait ? Sidi Lakhdar Ben Khelouf est considéré comme le prince des poètes. Son discours est sincère, son amour profond, authentique c’est ce qu’il exprime quand il dit : « Si j’ai faim, c’est de tes louanges que je me nourris, si j’ai soif, le miel est mon eau… » Le poème comprenant ce passage n’est connu que de ses proches. Sidi Lakhdar a mis tout son génie à glorifier l’envoyé de allah . Il prêchait et insistait à guider les gens sur le chemin de la félicité, narrant les histoires des prophètes et racontant les évènements des batailles auxquelles il a participé contre les infidèles: (Batailles de Cherchell et de Mazagran), les comparant à celles qui s’étaient déroulées aux premiers temps de l’islam conduites par le prophète et ses compagnons. L’identité Sidi Lakhdar Lakehal est le fils de Abdallah Ben Khelouf et de Koula fille de Sidi Yakoub El-Cherif enterré dans les monts de Sidi Moussa aux environs de Achaacha. Il existe même dans un de ses poèmes sur la bataille de Mazagran des vers qui confirment cette version : الله يرحم قايل الأبيات لكحل واسم باباه عبد الله المشهور أسمو في الأنعات مغراوي جده رسول الله وأمه جات من القرشيات اليعقوبية لالا كلة allah bénit celui de qui émane ces vers, Lakehal dont le père se nomme Abdallah Célèbre de par ses origines et Maghraoui petit fils du messager d’Allah Sa mère est issue des qorayshites descendante de sidi Yacoub ; du nom de Lala Koula Sidi Lakhdar a écrit tout un poème sur sa mère Koula dont voici quelques vers : يا رب لا تخيب ظني بجاه صاحب الشفاعة أمي مكفلة بامحاني من صدرها رضعت رضاعة نبكي فراق بنتي وابني وأنا خدمتها بالطاعة لها جهلت بجهلة رضعت ثديها وشفيت بلا الأنظار وخدمتها بكل مسالة بحسن دعوتها كافاني القهار ارحم عظام أمي كلة يا رب نرغبك بحوادث الأجفار Au nom de ton cher prophète, Ô mon dieu écoute mes prières Ma mère a subvenu à tous mes besoins ; et du lait de son sein j’ai étanché mes soifs Je pleure la séparation de ma fille…de mon fils ; j’ai servi ma mère avec obéissance Je ne lui ai point manqué de respect ; j’ai pris son sein, le sein qui a guéri tous mes maux Je n’ai point arrêté de la servir, sa bénédiction a comblé tous mes voeux. Accorde ta miséricorde à ma mère Koula, Ô mon dieu… Sa naissance : Si nous n’avons pas d’informations concernant la date de naissance précise de Sidi Lakhdar Ben Khelouf , ce qui est dit dans le poème du « testament », connu sous le nom de « décès – El ouafat » nous rapproche de la vérité : من القرن الثامن عديت سنين وزايع الأيام ماضية والحاسب محسوب تميت بمهمة القرشي القرن التاسع والفلك ينثني والجالب مجلوب نحمد الإلاه على دين الشافع سيد المهاجرين مفرج الكروب Du huitième siècle j’ai vécu des années d’insouciance, les jours passaient et mes actes transcrits Le neuvième siècle je l’ai consacré aux louanges du Quraychite. Mon envoûtement pour lui allait toujours croissant Je remercie Dieu pour la religion de l’intercesseur, maître des mouhadjirines guérisseur des peines جوزت مية وخمسة وعشرين سنة حساب وزدت من ورا سني ست شهور منهم مشات ربعين سنة مثل السراب وما بقى مشى في مديح المبرور J’ai compté cent vingt cinq ans de ma vie, et je les ai dépassés de six mois. Les quarante premières années se sont estompées comme mirage Et ce qui est resté a été dédié aux louanges du consacré. Sidi Lakhdar Ben Khelouf est donc né à la fin du huitième siècle de l’hégire, et mourut au début du dixième siècle. Il a donc bien vécu cent vingt cinq ans et demi. L’appellation : Selon les générations qui se sont succédées, les parents de Ben Khelouf, Abdallah et Koula sont demeurés longtemps sans enfant. C’est pourquoi sa mère priant sans cesse, a sollicité du tout puissant de lui accorder un enfant, comme le précise cette strophe : قبل الصيام راني وارث وقعدت في أحداب الظهرة منهم جدود ثما سبقت واليوم تزعزعت يا حضرة العباد من الأسلاف رحلت وأمي تهولت بالعشرة دعات الكريم المولى رفعت كفوفها للحي القهار ودعات ما دعاوا الرسلا ما خاب ظنها مرفوعة الأقدار Très jeune, j’ai vécu dans les monts du Dahra Là-bas nos grands parents vivaient, aujourd’hui ces lieux ont changé Nos ancêtres avaient disparu…et ma mère souffrait d’esseulement Elle priait le seigneur, levant ses mains vers le tout puissant Comme l’ont fait les prophètes ; ses prières de par sa piété, furent exaucées. Un jour, elle décida de rendre visite à Sidi M’Hamed Lakehal, un saint parmi les saints. Elle fit le vœu que si Dieu lui accordait un enfant, elle l’appellerait Lakehal comme le saint homme. allah exhaussa sa prière puisque peu de temps après son pèlerinage ; des signes de grossesse apparurent. Une joie immense égaya sa vie. Un soir, elle fit un rêve. Elle se vite porter une ceinture verte incrustée de pièces d’or. L’interprétation de ce songe était que Koula allait avoir un enfant aux qualités exceptionnelles. Un enfant qui deviendra célèbre. Voila pourquoi, Sidi Lakhdar Ben Khelouf eut deux prénoms « Lakehal et Lakhdar » tous deux étant des noms de couleurs opposées : Lakhdar (le vert) couleur de l’espoir ; et Lakehal (le noir) pour aussi le protéger du mauvais œil car il était enfant unique. Son origine : Sidi Lakhdar Ben Khelouf est issu d’une famille noble qui descend du cousin germain du prophète Mohamed (QSSSL), Ali Ibn Abi Taleb. Nous tenons cela d’El Cheikh Ben Hadj Ghaouti Bakhoucha qui l’a écrit dans son recueil « Sidi Lakhdar Ben Khelouf » publié en 1958. Ce dernier dit tenir cette information de l’Imam Essiouti qui lui même retenait comme source les propos d’Idriss le grand. Ce dernier en son temps s’était réfugié au Maghreb fuyant ses ennemis. Son enfance : Nous savons relativement peu de choses de la prime enfance de Sidi Lakhdar Ben Khelouf malgré l’étude de cent trente (130) poèmes. De ces lectures, nous retiendrons que Sidi Lakhdar Ben Khelouf a été orphelin de père très tôt et a donc vécu avec sa mère. ثما العشة بنيتها وبقيت نسال على نعم الفحول من بويا لأمي نوجد روحي غريب ما عندي دلال سوى قنـو مونستني في وكري C’est là-bas que j’ai construit mon nid, et demandé à mère quel merveilleux homme était mon père ? La solitude me pesait, n’ayant personne d’autre comme compagne que Ghenou .ma femme Dans un autre poème parlant de cette prime enfance, il évoque de nouveau son grand attachement à sa mère : في الأول كنت في القماطة لبدا مطروح في حجرها ضاقت الأوقات في نشاطة ربي في حاتي نصرها تتوسد لي فراش وغطا وترقدني حذا صدرها إذا بكيت تقول ولدي تاتيني وين ما نقرب وإذا ضحكت تقول سعدي تصفق فارحة وتلعب من بعد شهور بديت نقعد ومن بعدها رجعت نحبو حل لساني بديت ننشد ما اطيب سيلها حليبو ترعاني كل ما نبعد ما يفرط حد في حبيبو ما ندري خوف نار تقدي نحمل فيها ونحارب واللي نراه يجي في يدي مادريت حنوشة ولا عقارب Au début quand j’étais nourrisson, tout le temps, j’étais dans ses bras Difficiles sont les moments qu’elle passait, mais Dieu l’aidait à les surmonter Elle était ma couche et mon couvert, entre ses bras je dormais Si je pleurais elle disait : mon enfant, et me serrait très fort contre elle Si je riais elle disait : mon amour, et sursautait de joie et de bonheur Les mois passèrent, je commençais à m’asseoir puis tentais de me redresser Je prononçais mes premiers mots…Quel goût agréable avaient mes balbutiements ! Même à peine éloigné, elle avait l’œil sur moi. Qui peut ignorer celui qu’il aime ? Innocent, j’ignorais la peur du feu le plus attisé et l’affrontais, Je m’emparais de tout ce que je trouvais, fut-il serpent ou scorpion. On lisait les signes du génie de Sidi Lakhdar Ben Khelouf dès son jeune âge. Il étudia dans plusieurs écoles coraniques chez de nombreux professeurs tel que Sidi M’Hamed Lakehal ( cité plus haut ) et Sidi Boulahya (connu chez les gens de la région sous le nom de Sidi Bouhaya ) enterré au douar de Ouled Ghazi ( à 600m au sud du dôme de Sidi Lakhdar (voir la photo p23). Là-bas se trouvent les tombes de sa mère Koula et de sa femme Ghenou. Cette dernière était la fille de Sidi Afif frère de Sidi Yakoub El Cherif, enterré à l’ouest de la ville de Sidi Ali… اسمع نحدثك أدي مني فايدة قندوز عند درار يقرأ في صحوف بالترجمان والقاضي والمشاهدة نوريك ما درك لكحل ولد خلوف Ecoute ! et tâche de tirer profit ; j’étais élève chez Derrar qui lisait le livre sacré J’en prends à témoins les érudits et leur juge, je te prouverai à quoi est arrivé Lakehal fils de Khelouf La maturité : La vie de Sidi Lakhdar Ben Khelouf a connu deux périodes. La première va de sa naissance à sa quarantième année. La seconde court de ses quarante ans à sa mort. Sidi Lakhdar s’est abstenu de beaucoup parler de la première partie de sa vie La seconde fut celle qui nous renvoie l’image de l’homme passé à la postérité et durant laquelle il accomplit ses plus grandes œuvres. Comme dit précédemment, le poète écrit : جوزت مية وخمسة وعشرين سنة حساب وزدت من وراء سني ست شهور منهم مشات ربعين سنة مثل السراب وما بقى مشى في مديح المبرور J’ai compté cent vingt cinq ans de ma vie, et je les ai dépassés de six mois. Les quarante premières années se sont estompées comme mirage Et ce qui est resté a été dédié aux louanges du consacré. Dans l’un de ses poèmes, Sidi Lakhdar nous apprend qu’il a passé une partie de sa jeunesse à Mazagran. Il rejoignit plus tard l’armée algérienne conduite par le Dey Kheir-Eddine. C’est alors qu’il combattit contre l’envahisseur espagnol. Cela nous valut le récit de nombreuses batailles dont notamment celle de Mostaganem et de Mazagran. حصراه وين نجع الظهرة من فايت منهم قبيلتي وأهلي والجيران عقبت بعدهم جيت أنايا وارث عقدي مسجلو محفوظ في اللسان حصراه يا الدنيا كاللي ما كنت عديت شبوب صغري في مزغران سيفي مجردو وأنا نضرب في العدا والناس دالجة من زجري بالخوف خلفي وعلى يميني الجماجم راقدة والخلق طايحة تتحسب بالألوف Hélas où sont passés nos tentes sur les monts du Dahra, Que sont devenus ma tribu, ma famille et mes voisins Je me suis lancé en vain à leur recherche Où sont passés les tendres moments de ma douce jeunesse à Mazagran Aujourd’hui, je suis à pourfendre l’ennemi de mon épée Mes cris de guerre font frémir De toute part, ce ne sont que têtes coupées et corps gisants par milliers Ses enfants Du mariage de Sidi Lakhdar et de guennou sont issus cinq enfants : quatre garçons: Mohamed- Ahmed- Habib- Belkacem, et une fille appelée Hafsa. Tous ces prénoms masculins sont inspirés du prophète Mohamed أنت يامحمد اتهلى في خيمتي أنت كبير داري وأنت مولاها وأنت يا أحمد خوذ إدي سبحتي بها تتفكرني وقت أن تقراها وأنت يا بلقاسم عمم بعمامتي تكون لك هيبة للي يراها وأنت يا الحبيب نطفة من الكبدة خوذ إدي شملتي وبرانيس الصوف اتهلاوا في بعضكم لا تشقوا فيا أعدا قوموا جنازتي وأعطيوا المعروف Ô toi Mohamed prends soin de ma demeure, tu es l’aîné de mes enfants et le maître de ma famille Et toi Ahmed, prends mon chapelet, alors tu te souviendras de moi à chaque instant Et toi Ô Belkacem porte mon turban, il te vaudra force et respect Et toi Habib qui es une part de moi même, prends ma cape et mon burnous Prenez soin de vous, les uns des autres. Ne soyez pas la risée de mes ennemis. Préparez mes obsèques ; soyez charitables. De sa fille Hafsa il dit : بروا يا اولادي باختكم هجالة حفصة المكنية بنت مداح البشير البنت ياك تنهان بلا رجالة انتما رجالها يا ساطين الخير وإذا بكاتني معذورة في حالة تبكي على الخلوفي بوها لا غير Prenez soin Ô mes enfants de votre sœur unique, Hafsa la dénommée, « fille de celui qui louait le prophète » Sachez que la fille est vulnérable en l’absence d’hommes à ses côtés, Vous êtes ces hommes là , vous hommes de bien. Si elle me pleure, ne lui en voulez pas, car elle pleure Kheloufi son père et personne d’autre Il dit dans un autre poème : يا محمد عليك سميت أولادي بلقاسم والحبيب هما ولاعة أحمد ومحمد ذخيرتي وزادي بهم نفوز في نهار الشفاعة وبنتي حفصة نعمة من كبادي ربيت الولف عليها من الرضاعة Ô Mohamed c’est ton nom que j’ai donné à mes enfants, Belkacem et Habib te sont tous dévoués Ahmed et Mohamed sont ma richesse et mon devenir, avec eux le jour de l’intercession me sera favorable Et ma fille Hafsa, ce don du ciel, elle est la prunelle de mes yeux depuis sa naissance En parlant de sa mère et de sa femme il dit : يا رب العرش جود عليا بالدعا وارحم قنو زوجتي وأمي كلة بجاه حرم الخميس الإثنين والجمعة وبحرم السادات كلهم جوف وقبلة Ô Maître du Trône, accepte ma prière, et accorde ta mansuétude à mon épouse Guennou et ma mère Koula De par les jours sacrés de jeudi, lundi et vendredi et de par tous les saints hommes en tous lieux et de tous temps L’homme de guerre : Sidi Lakhdar Ben Khelouf a des poèmes relatant l’histoire. Il narre avec force détails les batailles auxquelles il a participé contre les invasions espagnoles à un niveau élevé de commandement. · Dans l’un d’entre eux, en invoquant Cherchell il retrace son parcours entre Alger, Blida, Cherchell, El Asnam ( Chlef à présent), El Merdja de Sidi Abed et Sidi Bouabdallah ( près de Oued-Rhiou ), Mostaganem et Mazagran enfin. شاب راسي من قوة ليعة الحمال مسطرين الفرسان ماشية وجاية والخلوفي يناده ويسايس في البطال والعرب بسناجق والقوم غازية في جبل شرشال حطينا للقتال يحق في ذاك اليوم أمرا باكية Je ployais sous le fardeau de mon équipement, les cavaliers avançaient en ligne Et Kheloufi haranguait et dirigeait les combattants. Les arabes brandissant leurs étendards, alors que l’envahisseur approchait Sur le mont de Cherchell, nous avons établi notre dispositif de combat; ce fut un jour solennel et décisif : vaincre ou mourir en martyr Sidi Lakhdar Ben Khelouf décrit l’organisation de l’armée algérienne et l’importance du grade qu’il y occupait. Il était en position de définir une stratégie, diriger tout un corps d’armée. Le commandant en chef, le Dey Kheir Eddine l’avait chargé d’une mission délicate, d’une responsabilité que seul un commandant courageux et écouté par ses hommes comme Kheloufi pouvait assurer. Grâce à sa foi, son courage et son éloquence il lui était aisé de rassembler les combattants musulmans, d’unifier les tribus arabes au Djihad, à l’exemple du prophète et de ses compagnons en leur temps. عشرين الف عربي كنا مقاتلة منهم القايد والوزير والحكيم حتى شوار المرجى والناس جافلة مقام سيدي بو عبد الله الوالي الزعيم تبعونا شلة كفار هاملة بقى السيف يشالي والحرب والزديم ما صرى في ذيك الليلة من الجهاد كل فارس ملتاح في دموه يعوم مياة وخمسين كافر والناس شاهدة قتلتها من شنضاض ثراية الروم Nous étions vingt mille combattants arabes, commandants, officiers et dignitaires Aux alentours d’El Merdja, Nous avons attiré l’ennemi en direction du mausolée de Sidi Bouabdallah, l’intrépide. Une nombre important d’infidèles nous poursuivit. Nous fîmes volte face et le combat s’engagea dans le vacarme des armes qui s’entrechoquaient Quel sombre et terrible affrontement ce fût, Chaque combattant était noyé dans le sang des infidèles A moi seul et au milieu de mes hommes j’ai tué cent cinquante ingrats descendants de Rome ( Byzantins), Quand à la bataille Mazagran, elle se déroula en trois étapes : Dans la première, l’armée espagnole avait conquis Mazagran sans grande résistance, le nombre de ceux qui tenaient les murs était insuffisant. C’est que l’armée espagnole commandée par l’un des membres de la famille du Roi d’Espagne, le comte d’Alcaudète avait quitté Oran pour faire relâche à Arzew. Plusieurs bateaux avaient assuré le transport des hommes et des moyens lourds de combat ainsi que le ravitaillement. Elle comptait Douze mille hommes bien armés auxquels venaient s’ajouter un nombre impressionnant de mercenaires constitué de nomades. Cette armée disposait d’une quantité appréciable de canons et d’un important lot de munitions. Dans la deuxième phase, après la prise de Mazagran, les espagnols se dirigèrent vers Mostaganem pour en forcer les murs. Ces évènements se déroulèrent les 22 et 23 août 1558. Les algériens eurent des pertes humaines et matérielles importantes, l’ennemi encore davantage. La troisième phase fût à proprement parler « la bataille de Mazagran » qui se déroula les 23 août 1558 et le 24 jusqu'au soir. Elle eut lieu dans la plaine située entre Mostaganem et Ouréah. C’est là qu’eut lieu le choc frontal décisif entre le gros des armées espagnole et algérienne; cette dernière conduite par Kheir-Eddine et Sidi Lakhdar Benkhelouf. Les combats furent féroces qui durèrent jusqu’au coucher du soleil. Le sol était jonché de morts et de blessés qui nageaient dans leur sang. Le matin du 24 août 1558, l’échec de l’ennemi s’annonçait. Les espagnols survivants n’avaient plus que la fuite pour ne pas être exterminés. Toutefois les moudjahidine les avaient déjà encerclés de toutes parts ne leur laissant aucune issue. Jusqu’aux marins et matelots algériens qui avaient abandonné leurs embarcations pour se joindre au combat terrestre. Les nomades mercenaires qui combattaient aux côtés de l’ennemi désertèrent leurs rangs pour rejoindre leurs frères musulmans. Le peu d’hommes qui restait de l’armée espagnole tenta de quitter le champ de bataille, mais en vain. C’est dans ces circonstances que fût tué le comte d’Alcaudète et fait prisonnier son fils Don Martin. L’ensemble de cette bataille se termina au coucher du soleil, le vendredi 12 Dhou El-Kîda, correspondant au 26 août 1558. Telle fût la « Bataille de Mazagran » que Sidi Lakhdar a comparée à la Grande bataille de « Badr ». حصراه يا الدنيا كاللي ما كنت عديت شبوب صغري في مزغران سيفي مجردو وأنا نضرب في العدا والناس دالجة من زجري بالخوف خلفي وعلى يميني الجماجم راقدة والخلق طايحة تتحسب بالألوف لو شفت في ذيك اليلة ما صرى من الجهاد مايخص فيها غير علي ابو الحسنين من عبد قبة بوعسرية شور البلاد حتى لجيهة القبلة مطروحين الناس هاربة من كثرة ذاك الطراد يلغوالغيث لا صابوا صدر حنين ذاك اليوم درت بجهدي هذا لذا والراس في السما طاير بوزلوف قصة متورخة جبناها شا والكدا من جيلنا هذا والاخر سلوف De toute part, ce n’était que têtes coupées et corps gisant par milliers Il eût fallu être là pour savoir ce que fût ce Djihad. Il n’y manquait que Ali Abou El Hassanienne (père de Hassan et Hocine) Du Mausolée de Bouasria, de l’ouest à l’est, les morts jonchaient le sol Les hommes fuyaient dans tous les sens, criant secours sans trouver refuge Ce jour là, j’ai donné du meilleur de moi même, faisant voler tête après tête Et le récit de ces faits passera de générations en générations. Le poète, homme de foi : Sidi Lakhdar Ben Khelouf avait une passion qui ne le quittait jamais : son amour du prophète Mohamed (QSSSL), de ses compagnons et des proches de sa famille. Il a consacré sa vie à la prière et à la dévotion.Dieu tout puissant a semé dans le cœur de Sidi Lakhdar la graine de la sainte foi. N’est-il décrété dans le saint Coran pour attester de la puissance divine ? « Il n’est pour lui, quand il veut une chose, que de dire : " Sois! et elle est. »[3] Quand Sidi Lakhdar eut atteint les quarante ans, son vœu le plus cher se réalisa. Il put enfin voir Mohamed, le messager d’Allah (QSSSL). N’a t-il pas dit celui là dans l’un de ses Hadith : « Celui qui me voit dans ses rêves, il m’a vraiment vu, car Satan ne peut se substituer à mon image.» صلى الله عليك يا طه المختار يا تاج المرسلين يا أبا الزهرة كرمني بك ربنا نعم القهار أعطاني كنز جوهر ذهب وفجرا لولا أنت يا احمد ما نسوى دينار لولا أنت ما يزورني رجل و أمرا اسمعوا يا أهل الكرام ليلة الجمعة كنت في وكري ساري سهران الداج في الظلام سخفت عيني نظرات ليلة القدر محمد صاحب الغمام صلى الله عل الصديق المختار عليه الصلاة والسلام ربعين سنة تمام وأنايا جاهل ما نفهم ما نجيد حروف القرآن من جبل شرشال للثنية مستقبل مردوز و زيددور قراب حروفها ثانيمن الغوث بوشعيب التلمساني الفحل الأمانة مكنتها منه حسني ركبت الفرس باللجام ورجعت بأمانتي للظهرة ساري السعد زيان واستقام على الجيل الأخضر داعوا بالقهر Que la bénédiction de allah soit sur toi, Elu du seigneur, O ! toi dernier des messagers, père de Fatima Ezahra Tu es un don du ciel, un trésor précieux que dieu m’a accordé Sans toi, Ô Ahmed, je ne serai rien. Sans toi personne, ni homme ni femme ne me rendrait visite Ecoutez moi, bonnes gens, cette nuit du vendredi, j’étais dans mon logis Je suis resté éveillé toute la nuit, et soudain j’ai vu comme une lumière semblable à la Nuit Sacrée ( Leilat El-Kadr) C’était Mohamed auréolé de sa gloire ; que Dieu bénisse l’Elu Véridique Que la paix soit avec lui Quarante ans, Je suis resté ignorant du sens réel et profond des Ecritures sacrées (le Coran) Du mont de Cherchell à Thenia, j’ai reçu les enseignements….Les lettres de « Merdouz » et de « Zidour » D’ El Ghouti Benchaïb de Tlemcen, j’ai été honoré du « Don Précieux » Heureux, je m’en suis retourné en ma demeure chevauchant mon coursier Depuis, ma bonne étoile a brillé sur la montagne verte avec la volonté du seigneur Sidi Lakhdar ajoute dans le même poème sur la vision sacrée : نوري لاهل العقول سري ما نجحد جميع اللي نظرته واجب نهدر بيه الملقى الاولى بسيدي محمد صاحب التاج واللوا آسعدي بيه عند صلاة العشا كنت أنا ساجد حتى نظرت الفضيل صلى الله عليه عليه ثنيت بالسلام من قوة النور خفت الا يعدم بصري شعاعه لاح في الخيام حب الهادي اليوم زلزل لي صدري عليه الصلاة والسلام Mon secret, je dois le révéler à tous les sages ; tout ce que j’ai vu, il me faut en parler Ma première rencontre avec mon maître Sidi Mohamed, dernier des prophètes, envoyé de dieu Au moment de la prière d’El Ichaa, quand je me suis prosterné j’ai vu le vertueux, Mohamed que le salut soit sur lui Je l’ai donc salué, et devant tant de lumière j’ai craint perdre la vue Sa lumière irradia tout alentour. Son amour s’empara de mon cœur à jamais Que la paix soit avec lui Dans un autre poème il écrit : آه يا سعدي وفرحي بهذا الملقى فيها شلا نصيف من نعايم الأسرار كنت على كل يوم تاخذني ضيقة مكاوية منورة بنور الأسرار حتى جاد الالاه من له البقا نعم عليا بصورته أمام الجدار Ah ! Quel bonheur et quelle joie fût cette rencontre, à l’occasion de laquelle me furent dévoilés bien des secrets Chaque jour, le même désir ardent me saisit de revoir l’envoyé de dieu…l’Elu Mohamed le vertueux Jusqu’à ce que le seigneur, l’Eternel, exhaussât mon vœu, et m’accordât le privilège de le voir de si près. Sidi Lakhdar écrit encore que le prophète l’invita à aller honorer Sidi Boumédienne, le saint patron de la ville de Tlemcen, dans la cadre de sa parcours initiatique. Puis, il ajoute : الأحد والاثنين والثلاثا والاربعا وانا بين جبال سايح طول النهار عيني ياعاشقين سخفت بالدمعة ترعى الافضال من الغيوب جيل بجيل دخلت تلمسان بنهار الجمعة في جبل حنين بت ساجد طول الليل غير انايا وسبحتي طلع عليا الصبح واديت السنة لا حالة كيف حالتي تفكرت اصحاب قانتي في مزغلة Dimanche, lundi, mardi et mercredi, durant toutes ces journées j’ai chevauché par monts et par vaux Mes larmes coulant sans cesse au souvenir de ces saints des temps passés J’arrivai à Tlemcen un vendredi, et là sur la mont Honeine, je me suis prosterné toute la nuit Mon chapelet à la main, je demeurai seul, et au lever du jour je fis ma prière Ma vie a changé depuis…et les souvenirs de Mazghana ne me quittèrent plus Dans un autre poème, intitulé « Mohammed le vertueux », Sidi Lakhdar décrit les préparatifs de son voyage à la rencontre de Sidi Boumédienne. Arrivé à Tlemcen il eut avec lui de longs et fructueux entretiens initiatiques aux termes desquels, le saint homme assura sidi lakhdar qu’il était véritablement consacré. C’est ainsi qu’il écrivit : يوم الجمعة طلعت ساري للعباد ثما نادي وهب لي بو مكحلة نصيب مغارة مجاورة سيدي عابد وكفيت على السجود ما لاح للقبلة ونظرت خيال جا يفدفد كالفدفاد يا ما احنه بزين مكمول الطولة ومكنت له بريتي منين قراها انا واياه تسالمنا وعجباته جماعتي قضيت منه مسايلي وتعاهدنا Le vendredi, alors que je marchais espérant trouver quelque âme qui vive J’ai aperçu une caverne proche de Sidi Abed, et je me suis prosterné en direction du levant. J’ai vu l’ombre d’un homme Ô Combien élégant par sa taille accomplie, qui s’approchait de moi Alors je lui fis part de mon message. Aussitôt après, lui et moi, nous nous sommes embrassés. Il s’est plu en ma compagnie. Je reçu son approbation et nous échangeâmes nos serments بتنا مذاكرين الليل وما طال على دين النبي احمد طه المبرور قال انا بومدين اصلي من الأفضال في الأندلس همتي فيها مذكور قلت انا بن خلوف مداح المرسال هاويني بالحديث يا مصباح النور بقى ينظر في صيفتي يوجدها نحيلة سقيمة من الامحانا من فراق أولادي وغربتي بعد كمال الحديث هب لي اليد اليمنى Nous sommes restés toute la nuit à parler de la religion du prophète vertueux Il m’a dit : « je suis Boumediene, de noble lignée, célèbre en Andalousie » Je lui ai répondis: « Et moi je suis Ben Khelouf laudateur du prophète, je ne peux m’empêcher de parler de lui » Il m’a regardé longtemps et je lui parus fragile, tant je me languissais de mes enfants et souffrais de l’éloignement Notre entretien terminé, il me tendit la main droite. Une fois de plus il l’assura de sa bénédiction. بعد كمال الحديث قال لي يا لكحل خوذ الأمانة وسير بها بإذن الله مية وعشرين شيخ من والي كامل طبعوا لك بالنصيف ها الكاعظ قراه اديت منه أمانتي وثنيت على الرحول بعد ما تعاهدنا وشديت أطراف ناقتي مع بومدين بكيت يوم تفارقنا Il me dit : Ô Lakehal, reçois mon onction et reprends ta route par la volonté de Dieu Cent vingt hommes parmi les saints t’ont donné leur accord, mon agrément en est la preuve Riche de son assentiment je m’en retournais auprès des miens après l’avoir assuré de la fidélité à nos serments J’ai assurément pleuré ce jour où j’ai quitté Boumediene… Sidi Lakhdar décrivit ainsi son voyage de retour : استحسنت على هدايتي ورجعت على التافنة ودهمت وهران لعيون الترك شلتي استدركت في مقام سيدي الهواري الحسني ليلة ونهار قمت في عروسة لمدون وزرت الوليا النايمين المدفونين رجعت على الطريق وانايا مشطون لبلاد سعيد شالتها نور العين طفت على بوعلام الاعرج المحصون خرشوش وعزوز ومنارة عز الدين علمت رجوع جرتي في المطمر الحصين ثما الباي دنى عبد العزة مقالتي وحمادوش الفحل سلاك الفتنة ثنيت على الطريق بت في مزغران عند بلقاسم الفحل بوعسرية سيد الحراق طفت بيه ضي الاعيان واسماعيل السخي مزروط في كدية منصور مع جماعته راحة الابدان عن اليامون صحت في سيق عشية مقصودي ونيتي كما حكموا زمان سلاطن مكانا رحلوا ومشاوا دنيتي سال من تسال الزجر عدانا Heureux du présent que j’avais reçu, je pris la direction d’Oran en passant par la Tafna. Arrivé à destination, je me suis rendu aux sources d’Ayoun El Turk puis je fis mes prières dans le mausolée de Sidi El Houari l’orthodoxe Je suis resté à Oran toute une journée, visitant et me recueillant sur les tombes des saints hommes de la ville Je repris ma route, pressé de regagner la ville de Sidi Said ( Mostaganem) la prunelle de mes yeux Que de mausolées j’y ai visités, tels ceux de Boualem, Kherchouch, Azzouz et Azzedine Je savais bien qu’un jour je reviendrai à Matemor, séjour du Bey Je ne parle que de ceux qui me sont chers tel Hammadouche le valaureux sur lequel on peut toujours compter J’ai passé la nuit à Mazagran, ville du célèbre Belkacem Bouasria J’ai visité Sidi El Harag, et l’ermite Ismail le généreux Mansour et ses compagnons au cœur pur Sachez que de bien des monarques qui ont tant régné, il ne reste aujourd’hui que le souvenir Ils ont passé leur temps et s’en sont allés, inexorable est la loi du temps En arrivant chez les siens, il dit : قوم على قوم زرتهم ثما ومشيت ودعيت عبد القادر الاعرج السلطان حومت على البلاد بالرحلة وبكيت بشهاجش القلب الحزين يا الاخوان في نهار السبت بالرحلة صديت في غسق الليل مشيت ساري في الامان دخلت على زوجتي ورميت سبحتي فاقت من المنام ما لها هدنة J’ai rendu visite à tant de tribus. J’ai invoqué le grand Abdelkader ( Djilani) Laaradj J’ai parcouru le pays et j’ai versé tant de larmes ; la mélancolie au cœur, Ô mes frères ! Samedi, je repris mon chemin vers ma demeure ; allant la nuit durant sous la protection divine Arrivé chez moi ; J’ai déposé mon chapelet sur le corps de ma femme endormie. Elle se réveilla remplie de joie. Son œuvre : Il produisit un nombre impressionnant de poèmes glorifiant le prophète (QSSSL), les proches de sa famille et ses compagnons. Il s’affirma comme le prince des poètes. Toutes ses œuvres sont frappées du sceau de la passion pour Dieu et Mohamed (QSSSL), de l’absolue maîtrise de son art, loin des passions qui agitent les humains en ce bas monde ; et s’il en était autrement ce n’était que pour se repentir*, ou alors pour évoquer son infini amour pour le sceau des prophètes. (* Cette repentance n’était pas pour sidi lakhdar le manquement à l’un quelconque de ses devoirs. Elle signifiait seulement son extrême modestie et le faite de sa condition humaine qui le laissait éternellement le débiteur de son créateur). Les vers de sa poésie étaient comme des pierres précieuses qui brillaient de mille feux et illuminaient l’univers. Il semait en chacun l’amour de l’islam. Il ravivait les cœurs endormis ou distraits. Lorsqu’il décrivait la création il en dépeignait tous les aspects. Quand il évoquait la mort et le tombeau, la vie et la résurrection, le jour du jugement dernier sa plume interpellait les consciences. Alors il touchait au sublime. La poésie de Sidi Lakhdar est un art en soi qui, bien que touchant à la perfection, restait à la portée de tout un chacun de par la simplicité du style, la clarté des idées. مدحي مفروز كالحليب صافي صافي من عزة القطوف Ma poésie est claire et d’une clarté éclatante Il n ‘est pas possible d’énumérer de manière exhaustive la multiplicité des thèmes composant l’ensemble de l’oeuvre de sidi lakhdar. Dans ce modeste travail nous nous contenterons d’évoquer quelques uns de ces thèmes étant par ailleurs acquis qu’ils sont tous frappés du sceau du mysticisme, d’un immense amour pour Mohamed (QSSSL) et d’une dévotion absolue au créateur, soumission qui est la traduction même du mot Islam et qui en est le fondement indiscutable Le monothéisme للا إلاه إلا الله بالنفي والثبات الثبات إلى الله والنفي لغيره للا إلاه إلا الله توحيدها ابيات في ضمير المريد المستجير للا إلاه إلا الله ما دامت الحياة نذكر اسم القدر المقتدر للا إلاه إلا الله من سرها غرام جالبة أهل الخلوة سالبة عقولها تمتزج في الجسد والروح والعظام نافية شغل الدنيا وجميع أموالها Il n’y a de Dieu qu’Allah, je l’affirme Il n’y a de Dieu qu’Allah, je le dis en vers Il n’y a de Dieu qu’Allah, je citerai le nom du Puissant autant que je vivrai Il n’y a de Dieu qu’Allah, un secret que partagent tout ceux qui aiment Allah Cette vérité repose dans nos corps et nos âmes, nous éloignant de tous les maux de la vie…de toutes ses tentations Le panégyriste du prophète : مدحي مفروز كالحليب صافي صافي من عزة القطوف نمدح سيد العباد طه المقطافي مادامت عيني تشوف Ma poésie est claire et d’une clarté éclatante Je chanterai tant que je vivrai Taha (Mohammed), le meilleur des hommes من كثر جمايلك ما وصفهم وصاف تعيا الكتوب والراوين والفصحا يا خاتم النبوة يا جد الأشراف يا سيد العرب والعجم بلا مزحة Tes qualités sont si nombreuses qu’aucune énumération ne saurait en venir à bout. Aucun livre ne pourrait les contenir, aucune langue ne pourrait les citer. Aucun narrateur, ni écrivain, ni érudit ne suffirait à vanter tes mérites. Je le proclame Ô toi le sceau des prophètes, Père des plus nobles et le plus grand d’entre tous. Il dit encore, أحسن ما يقال عندي بسم الله وبيك نبدا حبك في سلطان جسدي ما عزك يا عين وحدة قد النحلة اللي تسدي تبني شهدة فوق شهدة يا محمد يا سيدي صلى الله عليك لبدا Il ne pouvait donc commencer aucun de ses poèmes sans évoquer Dieu et son Prophète. Il rappelle également à chaque croyant qu’il se doit d’aimer Mohamed (QSSSL) et le chérir plus que tout au monde. L’amour de soi, des parents et des enfants ne vient qu’après. Tel est d’ailleurs la voie suivie par ses compagnons et ses disciples. قال لكحل مداح الهاشمي الرسول نمدحو بالقلب والنية الصافية نرغبو بالعشرة ساداتنا الفحول والقلم والعرش والقدرة الخافية Je le chanterai de tout cœur et de toute ma foi, voilà ce que dit Lakehal J’en appelle à ses dix compagnons, également au « Kalem », au Trône et au Pouvoir divins pour intercéder en ma faveur Il dit aussi : لو كانت الأكوان جبال يقال فيك أنت الربوة لو كانت الأكوان جمال يقال فيك أنت الذروة لو كانت الأكوان أعمال يقال فيك أنت العلوة لو كانت الأكوان شهد مفروزة ما مثلك شهدة من صاب لي منو مثرد ونقول بسم الله نبدا Si l’univers n’était que montagnes, tu en serais le sommet culminant Si l’univers n’était que chameaux, tu en serais la bosse Si l’univers n’était que des actes, tu en serais le plus noble Si l’univers n’était que pur miel, tu en serais le plus doux Combien même ce miel me serait donné, jamais ton nom ne me serait plus doux De la sagesse : أكلي مع الذياب وشكايا للراعي للساع ما فضحني في خيانة خوفي من الوبخ يوم يدعي المدعي كم عزيز يرخس في سوق الهانة اليوم نفتخر بلساني وذراعي في الموقف العظيم ما يتذكر اسم كان زمان كان لوني الأدهم ما له صدا والعاصمة على الدهمة منها ثاري واليوم عام شيبي شعبة مجردة ما صبت ما ندرق في العيب الواري Sidi lakhdar évoque le temps qui passe, et la vanité du pouvoir des hommes quand bien même seraient- ils nobles ou rois. La croyance en un Dieu unique et au jour du jugement dernier doit inciter à la modestie qui est l’un des attributs de la sagesse. La prédication راه ظاهر ذاك الحال غواك بخس شناك جابك على حافة ورماك على شناقر توب للي خلقك وانشاك بالثوب كساك باللحم والدم سقاك زكي قادر ما يفك من يده فكاك شحال من جاك اخيرتك تعود مساوي ذات المقابر اتفكر ليلة الكفان يا انسان في القبر والظلمة فيها إلا مجمع لا مصباح لا ضو يبان يا انسان غير سم اللفعة في اعضاك تبات ترضع Vois tu l’état lamentable dans lequel tu t’ai retrouvé, après avoir couru derrière les chimères et les tentations de la vie Reviens au chemin de Dieu qui t’a créé. De chair et de sang il t’a fait. Tu ne pourras échapper à son Jugement, le jour où tu seras parmi les morts. Sache que, lorsque tu ne feras plus partie des vivants, tu te retrouveras dans une tombe obscure. Ni jour, ni lumière, rien que des reptiles pour te dévorer. La poésie héroïque et le Djihad : يا مغراوة اتحزموا للكيد منكم خلفت سلاطن واجواد يا تيجان الحرب ليس بعيد لمن جاهد جنة الميعاد إذا نعبر بالسيف من شافني راهب الأكراد تهاتي بيا في كل جبل فايز على القوم والناس شاهدة من وطن سيد الثعالبي رايس العلوم الجزائر خيار مدينة الهدى درت فيها ديوان كبير في الرسوم Ô gens de Maghrawa préparez vous à la guerre, votre courage terrifie même les plus forts Ô vous qui combattez sans lassitude, sachez que le paradis sera votre récompense. Mon épée inspire la crainte à tout ceux qui la voient, jusqu’aux turcs qui me citent en exemple Toujours en première ligne, et tous en sont témoins. Ma renommée s’étend jusqu’à Alger, ville de Thaâlabi le grand érudit. (sidi abderrahmane). Le mot « Djihad » peut signifier : · Le combat contre soi même pour développer ses qualités et réduire ses faiblesses. · Toute action de quelque nature qu’elle soit à la gloire de Dieu, en tous lieux et de tous temps. · La lutte pour la défense des peuples de l’Islam lorsqu’ils sont attaqués par ceux –là qui veulent les contraindre et les asservir. En effet, s’il n’y a point de contrainte en islam لا إكراه في الدين, il n’y a pas non plus d’autre soumission que celle à Dieu et aux saintes écritures. L’expérience de l’ingratitude humaine : Sidi Lakhdar a souffert des jaloux et des envieux qui n’ont pas cessé de le dénigrer. Que Dieu selon sa volonté leur accorde son pardon ou le juste châtiment qu’ils méritent. بوذني سمعت ليس كراعي قالوا محاوي ليه الزورة هذيك خيمة ذاك البدعي خيمة من الشعر مظفورة وأنا على الحبيب ذراعي مخلوع في حروف الصورة على العمام هذا حدي من اللا بغاوا يأمنوا بالمختار قالوا النار فيا تقدي شتموني وسبوا وقالوا مشرار في خيمة الشعر يا ودي خدي ونيس خد النبي المختار النهار بان وفجر الفجر جاوا يحاوسوا على الشومة قالوا انت اللي تتكبر شحال خيمتك مقيومة الا محلسة بجلد شعر غدوة تصيبها مهدومة على العدا زقلم رعدي ربي اعطى السهاد في ذاك الدوار اواه لو كان ما جدي نمحق ثراية النسب على ما صار De mes propres oreilles, j’ai entendu les envieux dire que je n’étais pas digne d’être honoré Ils disaient : regardez ! C’est l’hérétique qui habite cette tente… Et moi qui n’avais d’autre désir que de voir mon bien aimé Mohamed l’envoyé de dieu. Sachez que c’est ce à quoi je vouais mes jours et mes prières Au lever du jour des détracteurs sont venus me chercher querelle Ils m’ont traité d’orgueilleux et menacé de détruire mon foyer Si ce n’était par respect des préceptes de mon ancêtre Mohamed (QSSSL), j’aurais souhaité jusqu’à l’éradication de ces fils de mécréants. Sa mort : Sidi Lakhdar est mort au début du dixième siècle de l’hégire à l’âge de cent vingt cinq ans et six mois جوزت مية وخمسة وعشرين سنة حساب وزدت من ورا سني ست شهور منهم مشات ربعين سنة مثل السراب وما بقى مشى في مديح المبرور J’ai passé exactement cent vingt cinq ans, et je les ai dépassé de six mois. Les quarante premières années se sont dissipées comme un mirage Le reste de ma vie a été consacré aux louanges du pieux (QSSSL). Sidi Lakhdar fut enterré près de sa demeure. Que dieu lui accorde sa miséricorde. Ce saint avait de son vivant choisi le lieu o ùil serait enterré, et a demandé à ses enfants de respecter ses volontés. Ce qu’ils firent. احفظوا وصايتي ديروها تاج الرؤوس يوصيكم الخلوفي بعلم التبيين اتهلاوا في خيمتي واشهدوا لي يا جلوس كما في اليقظة شاهدنا جبرين النخلة المثبتة تلقح من بعد اليبوس حذاها يكون قبري يا مسلمين Ecoutez et respectez ma dernière volonté… Prenez soin de ma tente…gardez la, et soyez mes témoins tout comme les anges sont nos témoins durant notre vie Veillez à ce que ma tombe soit prés du « palmier, fixé à la terre »… Quel est donc le secret de ce palmier extraordinaire, aux formes étranges, qui étonne tous ceux qui le voient…Dieu seul le sait. Ce palmier est le symbole qui distingue la tombe de Sidi Lakhdar Ben Khelouf, que certains surnomment «le maître du palmier ». Mais hélas, l’esprit du mal est partout. N’a-t-on pas tenté de scier ce palmier et même de le brûler ? Que dieu ramène à la raison les insensés! [1] L’étoile : V (2-3-4) - الآيات (2-3-4) من سورة النجم [2] Les coalisés : V.23 الآية 23 من سورة الأحزاب - [3] Ya-Sin – V- 82 الآية 82 من سورة يس - Partager cet article :
sidi hamou cheikh
Sidi hamou cheikh Muhammad Ben Al-Habîb Ben Abdullah Ben Ahmad Ben Zidane Ben as-Saghir Ben Al-Jilâli Ben Abbou Ben Abdullah Ben Ahmad Ben M'Hamad Ben Abdul-Rahman Ben Ali Ben Abdul-Malik Ben Ibrahim Ben Amer Ben Othman Ben Ishaq Ben Ali Ben Bûzîd "al-Ghawth" (enterré à Aflou), Ben Ali Ben Mûssa Ben Ali Ben Mehdi Ben Safwân Ben Yassâr Ben Mûssa Ben 'Îssa Ben Idrîs "al-Azhar" Ben Idrîs "al-Akbar" Ben Abdullah " al-Kamel " Ben Hassan " al-Muthanna " Ben Hassan "al-Sibth" Ben Ali Ben Abî Tâlib et Fatima az-Zahra fille du prophète Muhammad Messager de Dieu "qu'Allah lui adresse ses prières et salutations". Sa naissance et son éducation 1824 / 1239 H Muhammad Ben al-Habib al-Bûzîdi, qu'Allah soit satisfait de lui, est né dans le sud de la ville de Mostaganem dans la vallée des jardins, connue maintenant sous le nom de "Dabdaba" et plus précisément à "Jenâne Takarli " en 1824 / 1239 H. Il reçu les principes de l'éducation de son père al-Habib qui était un éminent savant de la région, puis il se déplaça quelques années plus tard, au village "Bouguirat" dans la périphérie de Mostaganem à la zawiya Sanûsiyya et devint l'élève de l'éminent Cheikh Sharef Ben Takkûk où il apprit le Qurân et ses sciences, la jurisprudence (Fiqh) et la grammaire. L’émigration et sa rencontre avec son maitre 1844 / 1259 H Lors de cette période de scolarité, Muhammad al-Bûzîdi, qui n'avait pas encore atteint l'âge de vingt ans, retournait de temps à autre à la ville de Mostaganem pour rendre visite à sa famille. Un jour, alors qu'il était chez ses parents, il accompagna son père au marché et fut arrêté par les autorités coloniales françaises l'accusant d'être "un informateur de l'émir Abdul-Qâdir, en venant au marché s'informer et transmettre les nouvelles à la résistance." Le responsable de cette accusation était un agent "musulman" qui collaborait avec l'autorité militaire française. Il resta quelques jours en prison sous la torture, puis relâché sur l'intervention de l'un de ses oncles maternelle "les Khuwâkha" c.-à-d. de la famille Ben Yakhû, qui lui conseilla de quitter la ville sinon il risquait de se faire tuer. Il quitta sa ville natale et pris la direction de l'ouest algérien jusqu'à ce qu'il atteignit Tlemcen. Comme il ne connaissant personne dans cette ville, il se dirigea tout naturellement vers le tombeau du "Ghawth" (le secours) Abu Madiyan Shu'ayb al-Andalusi, qu'Allah soit satisfait de lui (le saint patron de Tlemcen), qui se trouve sur la colline "d'al-'Ubbâd". A ce propos, Ahmad al-Alawi, qu'Allah soit satisfait de lui, avait rapporté que son maître al-Bûzîdi avait narré les détails de sa visite au tombeau d'Abu Madiyan Shu'ayb : "je passai une nuit auprès de sa tombe et après avoir récité du Qurân, je m‘endormis. Il vint alors vers moi avec l’un de mes ancêtres (Bûzîd "al-Ghawth"), ils me saluèrent puis il dit : va au Maroc, j’ai aplani la voie pour toi, je répondis : mais le Maroc est plein de serpent venimeux, je ne puis habiter là-bas. Alors il passa sa main bénie sur mon corp et dit : va et ne crains rien, je te protègerai contre tous les malheurs qui pourraient t’arriver ! Je m’éveillai tremblant d’une crainte révérencielle, puis immédiatement quittant sa tombe, je me dirigeai vers l’ouest et ce fut au Maroc, que je rencontrai le Cheikh Muhammad Ben Qaddûr al-Wakîli, qu'Allah soit satisfait de lui !" Sa zawiya se trouvait au Djebel Kerker dans la région du Rif, chez les Béni-Bu-Yahya. C'est alors que sous son obédience que Dieu lui favorisa l'ouverture de son œil intérieur ou le dévoilement (al-Fath) et devint par la suite très proche de son maître où il passa plusieurs années à son service (quarante années selon Abdul-Qâdir Ben Tâha, connu par Dahhâh al-Bûzîdi). C'est pour cette raison qu'al-Bûzîdi ordonnait souvent à ses adeptes de visiter le tombeau d'Abu Madiyan Shu'ayb et mentionnait ses bénédictions et ses faveurs. Les premières années du nouveau Cheikh Darqâwi 1884 / 1299 H Lorsque Muhammad Ben Qaddûr al-Wakîli senti l'heure de la mort approcher, à de nombreuses reprises, faisait l'éloge de son élève en disant : "al-Bûzîdi a pris la gourde (d'eau) avec ses liens !" (La gourde est faite avec de la peau de chèvre et on la maintenait fermée par des cordes ou des ficelles). Cette allusion ne peut être plus claire, elle indiquait qu'il était son successeur et l'héritier du dépôt (Amâna). Il autorisa par la suite à plusieurs de ses disciples la transmission des enseignements de la Tarîqa Darqâwiyya, de guider et leur permis de retourner auprès de leurs familles, parmi eux : Abdul-Qâdir Ben 'Adda al-Bu'abdilli enterre à (Relizane, Algérie) Muhammad Ben Massûd de (Ghazawât, Algérie) Muhammad al-Hibrî enterré à (Ahfîr, Maroc) Ensuite il chargea Muhammad al-Bûzîdi de le succéder, à gérer sa zaouia et veiller à l'éducation de ses enfants encore jeunes, et lui ordonna de ne point quitter cet endroit jusqu'à ce qu'il ait la permission. Apres le décès de Muhammad Ben Qaddûr al-Wakîli, qu'Allah soit satisfait de lui, Muhammad al-Bûzîdi mena à bien son rôle de maitre éducateur et guide spirituel. Il usait avec sagesse dans la méthode de son éducation. Plus fréquemment, à mesure que le nombre d'adeptes augmentait et ne trouvaient pas d'endroit pour s'asseoir lors des cérémonies spirituelles, par manque de tapis. Il ordonnait qu'on coupe de grandes feuilles épaisses plus ou moins rondes et les étaler sur le sol de sorte qu'elles forment un tapis vert et leur disait : "asseyez-vous ! Ce sont des étoffes de soie fine et de brocart !" Faisant ainsi allusion à un passage du Qurân : " Voilà ceux qui auront les jardins du séjour (éternel), sous lesquels coulent les ruisseaux. Ils y seront parés de bracelets d'or et se vêtiront d'habits verts de soie fine et de brocart, accoudés sur des divans (bien ornés). Quelle bonne récompense et quelle belle demeure ! " (Âyah [31] de la Sourate [18] (Al-Kahf). Il resta quelques années à remplir sa mission en plus de son rôle de tuteur des enfants de son maitre. Jusqu'au jour ou l’un des enfants manifesta de l'hostilité envers lui, il fut trompé par une personne atteinte de jalousie envers Muhammad al-Bûzîdi l'accusant des plus odieux des actes immorales et les incita à le tuer, car d'après lui, il s'est emparé de la zawiya de leur père et occupait leur place. Lorsque Muhammad al-Bûzîdi fut alerté de ce qui se passait dans les coulisses par l'un de ses fideles adeptes, il pris tout de suite la décision de partir et dit: "ceci est un signe et la permission de décamper et aller là où Dieu veut, et grâce à Dieu, j'ai mené jusqu'au bout ce que m'a chargé mon maitre dans l'éducation de ses enfants et maintenant, je suis convaincu qu'ils ont atteint l'âge adulte, donc je n'ai plus rien à craindre pour eux." Son séjour à Wardâna et début de sa célébrité Ainsi Muhammad al-Bûzîdi quitta le mont Kerker et la zawiya de son maître et alla chez les Béni Sa’ïd. Il fut rejoint peu de temps après par ses disciples de la zawiya de Kerker et pu reprendre son enseignement. Mais la menace grandissante de le tuer devint de plus en plus sérieuse, ce qu'il le poussa à partir de nouveau par une nuit en direction de l’est, en marchant seulement pendant la nuit et évitait de le faire de jour, afin qu'il ne soit repéré par ceux qui demandaient sa mort. Jusqu'à ce qu'il arriva à l'heure de la prière du soir ('Ishâ) à Wardâna, un petit village de la tribu des Béni Oulichek. Il se dirigea vers sa mosquée et demanda l'hospitalité. On lui demanda de se présenter, il leur répondit : "J'enseigne le Qurân et l'éducation religieuse pour les enfants." Ils lui offrirent à manger, puis dirigea la prière du soir ('Ishâ). A la fin de la prière, ils s’excusèrent de ne pouvoir l'héberger dans leurs foyers par crainte "pour lui" des attaques des tribus. Certains lui ont demandé de passer la nuit à la mosquée mais l'ont mis en garde contre un sournois démon (Jinni) qui hante la mosquée et qui aurait causé la mort à une grande partie des enseignants du Qurân puis ont rajouté : "Si vous êtes tel que vous le dites, vous voilà libre dans la mosquée, sinon partez et sauver votre peau." Il leur répondit par ces mots : "Personne ne peut mourir que par la permission d'Allah. (Âyah [145] de la Sourate [3] (Al-Imrân), moi-même, ainsi que cet injuste, n'échapperons pas aux décrets de Dieu". Après que les personnes se dispersèrent et rejoignirent leurs foyers, Muhammad al-Bûzîdi resta assis en méditant en la compagnie du Très-Haut, jusqu'à ce qu'est lui apparu le démon sous une forme redoutable et une voix horrible, il crachait du feu et la fumée de sa bouche et de son nez. Cheikh al-Bûzîdi récita sourate (al-Ikhlâs). C'est alors que Dieu raffermi son cœur et lui apporta son soutien. Il répéta en boucle la récitation, tout en pointant son index vers le démon qui ne cessait de se déplacer, jusqu'à ce que la lumière de la Sourate le brûla et le transforma en poignée de cendres. Le Cheikh put par la suite se reposer et dormir. Avant l'aube, il se leva pour lire ses litanies (Awrâd) et faire la prière du matin (Fajr) en solitaire. Quelques moments après, la population du village est venue voir le cheikh "al-F'qîh", on le trouva dans la quiétude et le réconfort psalmodiant ses litanies. Etonnés, ils lui demandent ce qu'est devenu l'injuste (Jinni), il leur répondit : "Dieu a purifié la mosquée de sa présence" et pointa son index vers la poignée de cendres en disant : "enterrez-la !" Leurs pupilles alors grandissaient et devenaient rondes devant ce fabuleux prodige. Ayant manifesté le désir de prendre congé, et devenu désormais digne de considération à leur yeux ébahis, ils l'empêchèrent de partir et fut prié de rester, en évoquant la nécessité d'éduquer leurs enfants, et insistèrent longtemps. Leur intention était de faire en sorte qu’il fût détourné de son voyage, pour parvenir à cette fin, leur illustre notable Mohammed Ben Yahya al-Wardâni lui proposa de le marier à sa fille Fatima al-Wardâniyya, sans condition aucune ; ce qu’il accepta et fini par rester parmi eux. La nouvelle du prodige s'est répandue dans tout le nord du Maroc et arriva tout naturellement aux oreilles des fuqâras de la zawiya de Kerker, qui ne tardèrent pas à rejoindre leur maître, mais Cheikh al-Bûzîdi leur a ordonné de repartir en disant : "Je ne vais pas rester ici, je suis déterminé à retourner à mon pays". Le village de Wardâna est devenu des lors, un centre spirituel qui attira des personnes assoiffés de savoir et de vérité. Cheikh Muhammad al-Bûzîdi prodiguait ses enseignements et forma des professeurs ('Ulâma) dans le droit (Sharî'a) et la mystique (Tassawwûf), dont un grand nombre d'entre eux sont devenus des imminents savants et des gnostiques ('Arifina biLlah). C'est ainsi que, dans ce village, Cheikh Muhammad al-Bûzîdi, fut surnommé " Sidi Hammû Cheikh", car dans le nord du Maroc dans la région du Rif.on appel comme ca.
SIDI MAAZOUZ
d'aprés BELKACEM BELHADJ
à l’ordre de Sidi Abd-el-Kader-El-Djilani. Le but de ces missionnaires était, en un mot, la création de l’unité et de la solidarité religieuse que venaient de fonder les deux célèbres corsaires Aroudj et Kheïr-ed-Din. Ces saints personnages se nommaient : Sidi Mohammed-ben-Mimoun, qui était originaire de Sevilla, et dont le tombeau se trouve dans le pays des Oulad-Bou Rhama, entre Mostaganem et Tenès ; Sidi Soleleïman-Bou-Rebiâa, originaire de Malaga, et dont la dépouille mortelle repose chez les Oulad-Khelouf, au bord de la mer, à l’est des Oulad-Bou-Rhama; Sida Abou Madyan, natif de Sevilla, et dont le tombeau est à El-Eubbad, près de Tlemsan ; Sidi Mensour, né à Cordoba, et dont la koubba était autrefois en dehors de Bab-Azzoun, à Alger ; Sidi Mohammed-ben-Moulouk, également originaire de Cordoba, et dont les restes mortels sont à Oudjda (Maroc) ; Sidi Mâzouz-Billah, né à Malaga, et dont la précieuse dépouille a été déposée non loin de Mostaganem. Nous ne nous occuperons tout d’abord que de ce dernier saint marabout, dont le nom est resté en grande vénération dune le pays où il repose du dernier sommeil. Sidi Mâzouz, dont l’objectif religieux avait été la grande tribu des Medjeher, à l’embouchure du Chelef, s’était établi non loin de la ville de Mostaganem, d’où il rayonnait dans sa zone de propagande. Comme tous les Mores chassés d’Espagne, Sidi Mâzouz ne désespérait pas de rentrer bientôt en vainqueur dans cette belle et séduisante Andalousie que les. Musulmans avaient occupée pendant plus de huit cents ans. C’est dans cet espoir, si amoureusement caressé, que les expulsés avaient emporté les clefs de ces maisons, — leur propriété, — qu’ils étaient forcés d’abandonner. Sidi Mâzouz, déjà chargé d’ans, fut pris de la nostalgie de son ancienne patrie ;. SIDI MAZOUZ-BILLAH il voulut revoir, ne fût-ce qu’un instant, ayant de mourir, — puisque allah n’avait point encore permis que les Musulmans y rentrassent en maîtes, — la ville de Malaga, où il avait reçu le jour. Il s’embarqua avec un de ses fidèles serviteurs et sa mule, et se fit déposer à terre, à la chute du jour, afin de pouvoir parcourir la ville tout à son aise, et sans donner l’éveil aux Chrétiens, dont il avait revêtu, — que allah le lui pardonne ! — le costume maudit. Nous ne pourrions dire si c’est l’émotion de se retrouver aux lieux où s’était passée sa jeunesse, de revoir la maison où il était né ; nous ignorons si c’est le chagrin de voir tous ces biens tombés entre les mains des Chrétiens, ou si ce sont les fatigues de la traversée ; nous serions très embarrassés de dire si c’est à ces causes qu’il convient d’attribuer la fièvre ardente dont il fut pris presque subitement, ou bien s’il en avait apporté le germe avec lui. Quoi qu’il en soit, Sidi Mâzouz mourut dans une baraque de pêcheur, sur la côte, le lendemain de son débarquement à Malaga. Mais avant de vider son outre, et sentant sa fin approcher, il avait fait cette recommandation suprême à son serviteur ; « Comme je ne veux point que mon corps reste sur une terre au pouvoir des infidèles, et comme je désire, au contraire, qu’il repose en pays Musulman, dès que je, ne serai plus, tu chargeras mes restes mortels sur ma mule, et tu les déposeras là où elle s’arrêtera. Le serviteur exécuta, ponctuellement les dernières volontés de son vénéré maître : le corps de Sidi Mâzouz fut fixé en travers de la mule, laquelle se mit aussitôt en route, sans y avoir été invitée par le serviteur ; elle longea pendant quelque temps le bord de la mer, puis, lorsqu’elle eut atteint une plage favorable, elle continua son chemin absolument comme si elle se fût trouvée en terre ferme, et elle prit, avec son précieux fardeau, une direction sud-est. Le serviteur ne laissa pas que d’être quelque peu embarrassé, car il avait reçu l’ordre formel de suivre la mule jusqu’au point où elle s’arrêterait ; après un instant d’hésitation, et comme il était de la force d’un poisson dans l’art de la natation, il s’élança à la suite de la mule, qu’il eut bientôt rejointe, et se maintint dans son sillage. Quand la nuit arriva, le serviteur se fit cette réflexion : « Si le saint désire être enterré en terre musulmane, comme il me l’a dit, nous avons encore bien, du chemin à faire, surtout si la mule continue à suivre la même direction. Mais, après tout, que m’importe ? j’irai tant que mes forces me le permettront. » Chose bizarre ! il y avait déjà près de douze heures qu’ils naviguaient, la mule et lui, et pourtant il ne se sentait, pas plus de fatigue que lorsqu’il s’était élancé dans la mer. Il y avait évidemment là un prodige qui ne pouvait être attribué qu’à l’intervention du saint. Aussi le serviteur fut-il tout à fait rassuré sur l’issue de son` mystérieux voyage de long cours. Ce qu’il y. avait de singulier, c’est qu’il n’éprouvait ni le besoin de boire, ni celui de manger, et c’était bien heureux, car il n’avait emporté de provisions d’aucune sorte. Enfin, an bout de trois jours et de trois nuits de natation, le convoi arriva en vue de Mostaganem. La mule y prenait bientôt terre, et avec la même facilité qu’elle avait pris la mer à quelque distance de Malaga. Après avoir marché pendant quelque temps, la mule s’affaissa tout à coup sous le corps du saint, et elle mourut. Le serviteur se mit en devoir de creuser une fosse, où il déposa la dépouille mortelle du bienheureux marabout. Sa mission étant remplie, il en rendit grâce à allah et le remercia de l’avoir choisi . SIDI MAZOUZ-BILLAH l’accomplissement d’une tâche dont il se reconnaissait indigne. Mais les gens de Mostaganem et des tribus environnantes n’avalent pas tardé à être mis au courant de toutes les circonstances de ce fait miraculeux. Aussi s’empressèrentils de faire construire une superbe et spacieuse koubba dans laquelle ils déposèrent tes restes mortels de Sidi Mâzouz et ceux de sa mule révérée. Les serviteurs religieux du saint marabout trouvèrent que la manifestation dont Dieu s’était servi pour sa glorification justifiait parfaitement le nom de Mâzouz-Billah qui lui avait été donné, car il signifie chéri de allah . La confiance. des Bni-Mostaganem et des Medjeher dans l’influence dont jouit le saint auprès de allah est aussi entière aujourd’hui qu’elle l’avait été durant son existence terrestre. Aussi se pressent-ils toujours autour de son tombeau avec une ferveur qui parait vouloir défier les siècles les plus reculés.
le parcour de belkacem
d'aprés BELKACEM BELHADJ
belkacem né un vendredi 07/06/1957/ a mazagran,dans le ouali de sidi belkacem a 04heures du matin d'une famille modeste , logée dans une habitation qui a été construite par Lucien pujol en 1914 ancien colon francais de mazagran et maire de la ville, sa grande mère très connu hadja lala dahmana son vrai nom sabria bent benourine mkadma de sidi belkacem et medaha des chants religieux enterer dans le ouali même . son père harrag de son metier mécanicien très connu a mostaganem, par ses activités de khalifa zaouia amaria (ouled sidi amar) c'était l'un des chef des zaouias de sidi amar boussena , mort en 1979 a mostaganem. ou il diriga plusieurs khouanes de sidi amar a mostaganem oran ain temouchent bel abbes relizane chaque année la grande( oua3da 'zerda ) de sidi amar a annaba prend toujours un de ses enfants avec lui , pour l'accompagner au trajet très fatiguant, une voiture de vielle marque comme la (SIMCA ARRONDE LA P60) ou parfois avec une renault ( 4l) parcours plus de 1000km de mostaganem a annaba un jour la voiture tomba en panne a blida pendant ce temps la, il doit visiter le ouali sidi ahmed el kbir, il a fait sa prière et prendre un repos de la fatigue du voyage , le jeune miloud l'accompagner un enfant aprentis lui demande et inquiet de la panne, dans un endroit qui n'est pas le leurs,khalifa harrag répond ,tu sais mon fils , laisse moi faire et tu verra, il se met en dessous de la voiture puis soudain il ressort, et demande a tous le monde de monter dans la voiture, puis le jeune miloud pose la question,il etait tres curieux de savoir , tu as fais quoi ,puisque l'embrayage ne fonctionne plus, il lui répond avec la volonté de allah, et tu sais bien que nous sommes des invités chez sidi ahmed el kbir le saint patron de blida , et puis nous allons continuer al ouali sidi amar boucenna , miloud ne dit rien reste silencieux de se qui a vu.a son retour chez lui raconte tout a sa famille et ses amis la baraka de allah ,tandis que belkacem a pris un autre chemin de son père harrag, a choisi le chaabi et le medh arrassoul saws, et la guitare que son père lui acheter a l'age de 12 ans a mezeghrane belkacem était très jeune passionner par le chaabi et trés curieux, pour apprendre des chioukhs , aller dans les mariages a mazagran a mostaganem, les villages voisins comme sayada,hassi mameche , ou mazzouz bouadjadj, habib betahar, cheikh maamar, mostapha bensalah, donnent des soirées c'etait les années 70 peu a peu belkacem commença avec la troupe de mansourah a la salle des fêtes de la mairie, avec notre célèbre musicien et compositeur belkacem khellil, un grand musicien qui mérite beaucoup pour tout ce qu'il a fait pour les jeunes ,et qui a donner a son pays et sa ville mezeghrene c'était notre maitre, ainsi harrag benmessahel, qui nous a appris beaucoup de choses dans la music moghrebi style marocain ,c'etait un grand maitre de mazagran en cet époque, beaucoup de medaille decorée , deuxième groupe au niveau national en algerie a la RTA oran . belkacem a suivi le chemin musicale chaabi avec l'aide de bensalah mostapha, chanteur chaabi et aek ben bouziane allah yerhmou , et aek ben abdellah, se groupe chaabi diriger par bensalah, a mazagran, pendant tous ses années a apprendre les touchias les istikhbares, , etc....belkacem a hériter de son pére les quassayide de sidi lakhdar benkhlouf quitta mazagran pour continuer toujours dans la music andalous par le centre ibn tachfin a oran rue michelet et devient membre de l'orchestre andalous ibn tachfine . en 1984 se maria et rentre a mostaganem , qui intègre le groupe de hamou cheikh a la rue khemisti, toujours dans le andalous, et puis rejoint le grand professeur mohamed tahar et mohamed betedj allah yerhmou de la ville de mostaganem cheikh benaissa, ,ou a participer sur divers sortis des fetes religieuses, estivales, des soirées organiser par la mairie de mostaganem,et la maison de culture el hane oua chebbab au cinemonde. et le TNA alger belkacem decida de s'organiser et créa son groupe de chaabi a mazagran, sous le non de l'UNJA.en 1981 tous les répétitions se font dans le local de l'UNJA avec la troupe théâtrale sous benaoumeur brahim et ghali krazini les deux responsables .ou etait comedien dans cet troupe le responsable du local du SMA c'était mansour benidriss qu'on lui doit tout le respect au niveau du kechefa, du théâtre, le groupe chaabi été composer de mohamed bensalah, cheikh abderahmane, mansour meghrouzi, bensabeur garmi, et boudria abderahmane, belkacem était le chanteur chaabi, qui animer les soirée et festivités a mazagran,et jusqu'à les années 1992.s'installer en France en 2000 a Marseille ou il rencontre beaucoup de chanteur algériens du RAI et du chaabi, il intègre l'association algeroise du chaabi de cheikh benyoucef et cheikh baha au bd national a Marseille, avec le soutien du conseil general et du consulat algerien belkacem a enregistrer un album live a radio gazelle, ou il parle de la ville de mazagran,son pays ,interpréter composer par le chanteur bessmi ellah bdit del quessa ya korma quessa srate fi mdinette mezeghrene quassa mtourkha oue mektouba mnedma a3la ma sra fi ouekte zmene et la chanson ets très longue comme on trouve aussi la chanson el mima en 2004 ya el mima ya el hnina ya li a3iziza a3lina chhale bentek ouahedha messkina fel ghorba hayma une autre chanson sur mezeghrane ya mezeghrene ya daouia // bessidi belkacem zahia fik rahtti oue hnnaya// ya el a3rroussa fel bouldane et le chemin et trés long inchallah ses paroles sont interpréter et chanter par BELHADJ CHIKH
la vie de militant de belkacem belhadj chikh
membre de bureau unja 1982 1985
et membre de la section scout musulmans en1974
membre organisateur du festival de theatre amateur a mostaganem
membre de la commission culturel de la mairie de mazagran 1986
secretaire general de l'unja a mazagran 1985 ...1988
delegué de daira de l'unja 1988 1990
membre de l'association humanitaire le croissant rouge a mazagran
cordinateur de kasma du FLN 1990 1992
président section syndicale de ENAFROID mostaganem 1993 1997
membre de bureau national du syndicat de l'entreprise
membre de bureau de wilaya de l'ugta a mostaganem
vice président du collectif CGT des sans papiers en france 2002 2004
président de l'association espace pacific en droit des etrangers a marseille
chercheur en généalogie et sur la civilisation musulmane et le patrimoine en afrique du nord
chercheur en histoire et poète
chanteur interpréte music chaabi algérien
les septs gardiens de mostaganem
sid chikh sidi abdelkader ben mohamed
sidi abdelkader sidi cheikh sidi abdelkader ben mohamed parmi les religieux issus de la philosophie mystique, de sidi abou hassene chedeli l'un des plus important a connaitre en algerie, et celui des cheikhia représenté par la tribu ouled cheikh. cet ordre prit naissance a la mort du ouali sidi abdelkader ben mohamed, 1023h 1024h 1615jc, resté celébre sous le nom de sidi cheikh lui etait mokadem des chadelya a leurs tete si m'hamed ben abderhmane essaheli disciple de sidi ahmed ben youcef el meliani arachidi le préstige et la vénération qui toujour est partout entourent les ouled sidi cheikh ont aussi pour cause la noblesse de l'origine de leurs famille car ils descendent en ligne direct du khalifa abou bekr essedik et compagnon du rassoul allah saws. leurs ancétre s'appellent bou bekria ou ouled boubker, dans le premier siecle de l'islam ils furent chassée de la mecque a la suite des querelles de familles et religieux,passer quelques jours en egypte et puis longtemps en tunisie ou ils restent jusqu'a( 699 802h )jouissant d'une grande consideration et traités avec beaucoup d'égards par les souverains de tunis vers cet époque ils quitterent ce royaume sous le commandement de sid maamar ben sliman al allia les chefs et ancetres de akerma et ouled abdelkrim et ouled ziad et rezainia avec ses tribus qui furent installer dans les environs de (arbaouat) a coté de beni amer , peu a peu, ils s'installent dans le littorale sidi maamar ben sliman est le premier de la tribu des ouled boubker, son mausolé en algerie est a (al arba ettahtani )a coté de ses enfants et petits enfants aissa, boulala, bel haya, sidi bousmaha qui vint aprés ceux ci mourut en egypte en laissant son fils sidi sliman en algerie, qui s'etablit a figuig ou il repose prés d'une zaouia au ksar des beni ounif, habité par plusieurs de ses descendants sidi mohamed ben sliman ben smaha, a eu deux enfants sidi brahim enterre a ksar gherbi a (albiod )deuxieme sidi abdelkader sid cheikh ben mohamed qui devient celebre sous le nom de sidi cheikh a vecu 84 ans. sidi abdelkader sidi cheikh a laisser 18 enfants, dont plusieurs moururent , 07 d'entres eux moururent sans prosperité, 04 encore en bas ages, si bou hacene enterré a rouara, chez la tribu des oueled enbar puis hacene et houcine, a el arba sont mort, l'ainé de tous les enfants, fut si hadj be cheikh, enterré a albiod sid cheikh, le deuxieme si zerrouki a ain temouchent, le troisieme si hadj bouhafs et le quatrieme si hadj abdel hakem et le 18em et le derniers des enfants si hadj ahmed enterré a albiod : les descendants de ses derniers sont les (ouled sidi bouasria )et (ouled sidi maazouz) si hadj mostpha enterré a albiod, ses descendant dans la tribu (oulhassa )environ a ain temouchent oran, et zaouia de sidi cheikh et sidi hadj abd el hakem a ksar gherbi, fondé par sidi sliman ben kadour. Publié par BELHADJ
histoire de sidi bouazza m'hadji
sidi Bouazza Al Mahaji : cherif idrissi L'honnête Cheikh, le vénéré, le respectable, le notable et véritable noble (chérif idrissi), Homme de bénédiction et de noblesse, le connaissant par le Tout-Puissant, Sidi Abu Abdullah Abu Ya'za Al-Mahâji (Sidi Bouazza Al Mahaji), de la tribu "Mahâja" de Béni 'Amer, près de Tlemcen, avait une zaouia à Oujda,et une autre à Tlemcen, fréquentées par ses compagnons et ses disciples. Il mourut, qu'Allah lui Soit Miséricordieux, le vendredi 28 Safar 1277 de l'Hégire, correspondant au 14 Septembre 1860, il fut enterré dans la mosquée de Sidi Abu Madiyan Chu'ayb, qui est connue dans l'extrême quartier de la Rumayla de la partie andalouse de Fès, (distance d'un arc à droite de mihrab, un sanctuaire qui est visité et sa bénédiction sollicitée), qu'Allah soit satisfait de lui et sanctifie son esprit noble. Moulay Larbi Derkaoui crée l’ordre des Derkaoua. Son nom complet est Abou Abdallah Mohammed Larbi Ben Mohammed Ben Hossaïn Ben Saïd Ben Ali Ed Derkaoui. Il fut le disciple du grand mystique. La doctrine de Moulay Larbi Derkaoui procède de la tarika Chadhiliyya jazouliya. Il laissa trois fils : Sidi Mohammed, Moulay Ali et Moulay Tayeb. C’est ce dernier qui prit la succession de son père. Moulay Larbi Derkaoui eut de nombreux disciples : Sidi Ahmed El Bedaoui El Fassi, Sidi Mohammed El Bouzidi, Sidi Mohammed El Harraq, Sidi Abdelouhad Ed Derbarh El Fassi, Sidi El Hadj Mohammed El Rhomari, Sidi Mohammed El Fassi, Sidi Malek Ez Zehouni et chérif Idrisi Sidi Bouazza Al Mahaji. Les sept premiers disciples de Moulay Larbi Derkaoui sont tous Marocains. Ils ont tous fondé des tarikas qui portent leur nom. Seul chérif Idrisi Sidi Bouazza Al Mahaji est algérien. Il a fondé la Tarika Derkaouia Al Mahajia en Algérie. Shadhiliya-Zarruqiya-Darqawiya : Sidi Ali al-Jamal Amrani (d.1193/1778).Moulay al-Arbi Darqawi (d.1239/1824).Sidi Ahmed b. Ajiba (d.1224/1809).Sidi Mohammed Bouzidi (d.1229/1814).Sidi Abul Qacem al-Wazir (d.1213/1798).Sidi al-Haj Mohammed al-Khayyat (d.1241/1826).Sidi Mohammed Dhafir al-Madani (1242/1827).Sidi Said b. Hammou al-Ma'adiri. Sidi Tayyeb b. Mohammed Kattani (d.1253/1838).Sidi Mohammed al-Harraq (d.1261/1846).Sidi Mohammed Rwisi Hassani Sidi Ahmed b. Abdelmumin Bensidiq (d.1262/1847). Sidi Abi Zayyan Ahmed Laghrisi (d.1271/1856). Sidi Mohammed b. al-Ghali Ayyub (d.1273/1858). Sidi Ahmed Badawi Zwitan (d.1275/1860). Sidi Omar Bensouda (d.1285/1870). Sidi Abdelwahid b. Badawi Bennani (d.1285/1870). Sidi Abderrahman b. Tayyeb Darqawi (d.1287/1872). Sidi Mohammed b. Masoud al-Fasi (d.1289/1874). Sidi Iyyashi b. al-Makki Noushma'a (d.1294/1879). Sidi Abdessalam b. Ali Benraysun (d.1299/1884). Sidi Said b. Mohammed Susi (d.1300/1885).Sidi al-Arbi Alawi Lamdaghri (d.1309/1894). Sidi Abdellqadir b. Ahmed b. Ajiba (d.1313/1898). Sidi Mohammed b. Maluk Kandari (d.1316/1901). Sidi Taher b. Mohammed Tsuli (d.1319/1904). Sidi Mhammed b. al-Mufaddal Andalusi (d.1320/1905). Sidi Abi Bakr Tbar Hassani al-Fasi (d.1320/1905). Sidi Ahmed Bensouda al-Muri (d.1321/1906). Sidi Abdelghani b. Abdesalam 'Hjajjij (d.1323/1908). Sidi Abderrahman b. Mohammed Shami (d.1327/1912). Sidi Ali b. Ahmed Susi Darqawi Ilighi (d.1328/1913). Sidi Ahmed b. Lmaati Tadlawi (d.1332/1917). Sidi Mhammed b. Abdelwahid Lahlou (d.1341/1926). Sidi Mohamed b. Abdesalam Benabbud (d.1341/1926).Sidi Mahdi b. Abdessalam Matjinush (d.1341/1926). Sidi al-Arabi Huwari. Sidi Ali b. Ahmed Shaqur Alami (d. avant 1345/1930). Sidi Mhammed b. Ali al-Murrakushi (d.1345/1930). Sidi Mohammed b. Tuhami Attar (d.1347/1932). Sidi al-Hassan b. Mohammed al-Kuhan (d.1347/1932). Sidi Mohammed Wakili al-Karmati (d.1347/1932). Sidi Abderrahman b. Tayyeb Darqawi (d.1346/1933). Sidi Mohammed Shadhili Lamaskri (d.1346/1933). Sidi Abdellaziz b. Mohammed Bennani (d.1346/1934). Sidi Abdelkarim b. Tayyeb Darqawi (d.1346/1934). Sidi Ahmed b. al-Qacim al-Khamsi (d.1350/1935). Sidi Mohammed Lamqaddam Khassasi (d.1351/1938). Sidi Mohammed Bensiddiq Hassani (d.1354/1939). Sidi Mohammed b. Ali Wakili (d.1363/1948). Sidi 'Haddu b. Abdelhadi Bensouda (d.1354/1939). Sidi Mohammed b. Yusuf Bensouda (d.1355/1940). Sidi Ahmed Bakhat Slimani (d.1355/1940). Sidi Ahmed b. Jilani Amghari (d.1352/1939). Sidi Mohammed b. Ahmed Hajjami (d.1362/1947). Sidi Abdellaziz b. Mohammed Bensouda (d.1361/1948). Sidi Habib b. Abderrahman Darqawi (d.1365/1950). Sidi Saddiq b. Mohammed Alawi (d.1368/1953). Sidi al-Mufaddal Alami Habibi (d. avant 1270/1955). Sidi Abderrahman Amrani Ghumari (d. avant 1270/1955). Sidi Tayea b. al-Mokhtar Manjra (d.1371/1956). Sidi al-Makki b. Abdellah Sbai Hassani (d.1372/1957). Sidi Mohammed b. Ali Tadili (d.1372/1957). Sidi Ali b. Tawdi Bensouda (d.1377/1962). Sdi Mohammed al-Mokhtar Susi (d.1378/1963). Sidi Idriss b. al-Fatimi Bensouda (d.1380/1965). Sidi Ahmed b. Abdellqadir al-Fasi (d.1381/1966). Sidi Ahmed b. Abi Bakr Tbar Hassani (d.1379/1964). Sidi Idriss b. Boujida al-Fasi (d.1379/1964). Sidi Idriss b. Fatimi Bensouda (d.1380/1965). Sidi Mohammed b. al-Habib Filali (d.1386/1971). Sidi Abdelkabir b. al-Mahi Sqali (d.1388/1973). Sidi Zayn Abidin Benabbud (d.1390/1975). Shadhiliya-Darqawiya-Debbaghiya : Sidi Abdelwahid b. Allal Debbarh (d.1271/1856). Sidi Abu Bakr b. Mohammed Bennani (d.1284/1869). Sidi Mohammed al-Khulti Ribati (d.1302/1887). Sidi Zayn 'Abidin b. Abi Bakr Bennani (d.1310/1895). Sidi Ibrahim b. Mohammed Tadili (d.1314/1899). Sidi Abdessalam b. Mohamed Bennani (d.1313/1898). Sidi Mohammed b. Ahmed Sabbata (d.1325/1910). Sidi Fath'Allah b. Abi Bakr Bennani (d.1353/1940). Shadhiliya-Darqawiya-Mahajiya : Sidi Abu Yaaza Mahaji al-Jazairi (Sidi Bouazza Al Mahaji d.1277/1860). Sidi Mohammed b. Qaddur Wakili. Sidi Mohammed Boudali. Sidi Mohammed Bouzidi al-Jazairi (Cheikh Mohamed El Bouzidi d.1824/1909). Sidi Mohammed al-Habri Azzawi (d.1313/1898). Sidi Ahmed b. Aliwa (Cheikh Ahmed Al-Alawi d.1349/1934). Sidi Hachimi Tlemsani (d.1381/1966). Sidi Mustafa Abdessalam Filali (d.1401/1986). Sidi Abdellqadir Aissa (d.1412/1997). Sidi Mohammed Belqayad (Cheikh Mohammed Belkaïd d.1413/1998).
quassate sidna youcef alayhi salam
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